dimanche 10 décembre 2017

Lecture : "Survie Magazine n°1"



Ayant récemment replongé mon nez dans le monde de la survie, mon regard a été attiré hier soir par deux magazines dans le rayon presse d'une grande surface. Il s'agit de Survie Magazine n°1 et de Suvival n°11. Après les avoir feuilleté, je me suis laissé tenter et j'ai dépensé 7,5€ pour acquérir chacune de ces deux parutions. Je vais partager avec vous mes impressions de lecture et je vous préviens je n'ai pas pris des pincettes !

Survie Magazine n°1


84 pages (dont 11,5 pages de pub), format A4 couleur.
Comme le précise le rédac chef dans l'édito, la presse papier va mal. Forcément, on est en 2017 et Internet est devenu LE vecteur de l'information. Se lancer dans le secteur moribond des magazines est un peu couillu. Le rédac chef ne répond pourtant pas à la question qu'il pose : pourquoi lancer Survie Magazine dans ce contexte économique ? Apporte-t-il une plus-value au lecteur ? Quel est l'avantage concurrentiel qui va le faire survivre, sans jeu de mots ?
Ça se poursuit par "nous tenons à nous différencier du concept de survivalisme américain très centré sur l'apocalypse et l'anxiété", importante précision quand on voit qu'ils sont partenaires du "premier" Salon du Survivalisme alors que c'est un magazine de survie...

Après l'édito, le sommaire et de l'info-pub, un article de 4 pages sur la recherche et le filtrage de l'eau. À quoi sert une photo sous-titrée "Comment fabriquer un filtre à eau", s'il n'y a pas de description de l'installation photographiée ? A priori il s'agit d'un trépied fait de bâtons auxquels sont accrochés trois étages de poches en tissu l'une au dessus de l'autre. Une autre photo d'une demi-page avec un gars qui récupère de l'eau dans un étang avec... roulements de tambour... une bouteille en plastique !! Wouahou ! "La bonne vieille bouteille en plastique s'avère toujours utile." Tu m'étonnes... Une autre photo encore, de distillateur solaire qui, si on ne connait pas le principe de fonctionnement, n'apporte strictement rien au lecteur. On aurait préféré un SCHÉMA !! En parlant du permanganate de potassium comme agent purifiant, il est noté entre parenthèse "attention néanmoins à ce produit" : peut-on en savoir plus ? Qu'est-ce qui est dangereux, la dose ? L'exposition aux yeux, aux muqueuses ?
Un autre truc délirant : "le matin, marchez une petite heure avec votre tee-shirt ou un morceau de tissu noué autour de vos chaussures." L'idée est de récolter de la rosée, mais franchement, vous êtes sérieux en conseillant de marcher aussi longtemps ? Il suffit de trouver une prairie et de traîner le T-shirt sur les herbes...

Article sur les couteaux de survie, s'étalant sur 5 pages. Déjà la première photo, floue, montrant un abri de branches et fougères, avec lit et table intégrés, sous-titrée "Un couteau de survie peut vous servir à construire un abri." Sans blague ? Je croyais que ça servait à se curer le nez... Il faut qu'on m'explique aussi  comme le couteau de survie "peut aussi servir lors du nouage de ses branchages", en parlant du fameux abri si bien illustré. J'ai envie de dire : WTF ?!
Petite citation : "votre couteau vous permet de récupérer des copeaux de bois ou de racler un morceau de bois avec la lame créant ainsi de l'amadou, ce qui s'avère précieux lors de la réalisation de son nid douillet (feather stick) et démarrer un feu sous n'importe quelles conditions." Non mais stop là , j'en suis seulement à la page 14 et j'ai déjà envie de transformer ce magazine en allume-feu... "Récupérer" des copeaux de bois avec un couteau ? Est-ce bien le verbe récupérer ou j'ai la berlue ? Ah mais voilà, il y a une énorme photo pour illustrer cela, sous-titrée "Votre couteau permet de râcler [Ndlr : accent circonflexe authentique] des copeaux de bois pour faire du feu", sauf que le gars est plutôt en train de DÉCOUPER des copeaux... En raclant un morceau de bois, on peut donc créer de l'amadou, toujours selon l'auteur, et lancer un feu même par temps humide youpi ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire... Allez je passe au prochain gag : "Par contre un couteau ne doit pas être simplement choisi car il résiste au bâtonnant, tous les experts en survie vous dirons[..]". Deux coquilles l'une à la suite de l'autre dans une même phrase, je propose une médaille.
Mais le plus dingue c'est le titre "Couteau de survie : lequel choisir ?", alors que juste après on t'explique que c'est un choix très personnel et qu'il n'y a pas de couteau de survie type. Ah bah merde, je croyais qu'on allait me conseiller le meilleur type de couteau pour la survie...

"Marque de fabrique" affichée, les grands reportages. Celui qui fait la couverture porte sur un trappeur en Sibérie prénommé Anatoli. Le reportage tient 8 pages, avec de grandes photos pleine page, mais le texte ne tient en fait que sur une seule page. Il semblerait qu'il n'y ait pas grand chose à dire sur ce bon vieux Anatoli et son vieux fusil de chasse "à la crosse sculptée" (on s'attendrait à voir un dessin de cerf fait à la main, au coin du feu, mais en fait ce ne sont que de vulgaires rainurages). J'aurais aimé trouver au moins un petit encart avec une astuce de survie détaillée et adaptée à ce contexte géo-climatique...

S'en suit un article sur les insectes comme source de nourriture, qu'on peut tout simplement lire en ligne : 5 RAISONS QUI DEVRAIENT VOUS FAIRE PRATIQUER L’ENTOMOPHAGIE. Si j'achète un magazine, ce n'est pas pour trouver des articles disponibles en ligne, non mais quelle arnaque !

Je ne suis même pas arrivé à la moitié du magazine... C'est une situation de survie en elle-même, cette lecture !!!

Suivent 8 pages d'interview d'un formateur "vie dans la nature" et d'un formateur combat/survie/fourre-tout. À un moment ça part en trip philosophique avec une citation de Krishnamurti, se concluant par "aujourd'hui l'homme refuse d'admettre que lorsqu'il tombe, ce n'est pas la faute de son pied." Je propose un dépistage de THC en urgence !!
Trois photos de végétaux avec une légende super utile : "On peut très bien se nourrir avec des plantes, encore faut-il savoir les reconnaître." Vous êtes sérieux ? Donc en gros il faut venir à vos formations pour savoir quelles sont ces plantes ? N'oubliez pas les gugus que j'ai déjà lâché 7,5€, je ne m'attendais pas à vous voir sortir des citations de lama tibétain...
Cela ressemble surtout à de la pub pour leurs formations, et je n'ai pas été vraiment convaincu !

Article self-défense sur la bonne manière d'utiliser une bombe lacrymogène, en 4 pages avec 14 photos différentes pour illustrer le propos. Son auteur Franck Ropers est un expert en Penchak Silat dont on retrouve les vidéos sur internet. Le gars pèse dans le game pour ainsi dire, on n'a pas envie de le taper pour le fun. Il y a un nécessaire paragraphe sur la législation qui prohibe bien sûr le port des bombes lacrymo et un autre sur la légitime défense (à mon sens incomplet). Les aspects techniques sont bien expliqués, le magazine n'est peut-être pas tout à brûler en définitive. Le seul truc qui me chagrine c'est que les photos d'illustrations sont prises dans la rue alors qu'il est bien mentionné que le port d'une lacrymo est interdit dans ce contexte-là (ok j'en conviens, c'est de la connerie législative).

Article "bushcraft" de 6 pages du bien connu David Manise, en fait des extraits de son dernier livre "Manuel de (sur)vie en milieu naturel". Pour avoir jeté un coup d’œil à la copie pirate qui traîne sur le net, il donne vraiment envie de l'acheter. L'article est tagué "Bushcraft" mais le contenu est centré sur "La puissance du mental" en situation de survie, surtout que sur la couverture du magazine on peut lire "Bushcraft - David Manise - La survie en milieu naturel" et j'ai envie de dire quel rapport ?
Contenu intéressant car écrit par un expert qu'on ne présente plus, mais c'est dommage que ce ne soit pas du contenu inédit. Si je possédais déjà une copie de son livre, je serais un peu frustré de tomber sur ces extraits.

Ensuite on tombe sur un dictionnaire d’abréviations anglo-saxonnes typique du tant décrié survivalisme américain (#TEOTWAWKI). Très utile pour survivre...

Quatre pages sur la cueillette des plantes sauvages. J'adore la pauvre photo d'une châtaigne perdue sur sa feuille, sous-titrée "une châtaigne". Faut vraiment être un parisien de troisième génération pour ne pas savoir ce qu'est une châtaigne ! C'est un article assez généraliste qui présente quelques photos de plantes comestibles probablement insuffisantes pour les repérer sans danger dans la nature. J'aurais préféré un focus sur trois ou quatre plantes, avec schémas, photos et moult détails. On saluera cependant la présence d'un encadré sur la législation de la cueillette.

Encore un "grand reportage" de 8 pages, cette fois-ci avec beaucoup plus de texte que pour celui du trappeur sibérien, traitant d'un stage commando au Gabon : la piste Malibe. Le style d'écriture est de bonne qualité, et on se laisse vite entraîner dans la jungle par l'auteur. C'est franchement cool mais on croirait lire un numéro de RAID, pas sûr que cela apporte grand chose au lecteur qui s'attend à lire des trucs sur la survie.

Puis un article de 4 pages intitulé "Le kit de survie ou bug out bag" rubrique "Pratique" (notons que sur la couverture il était annoncé comme "Le sac d'évacuation ou Bug Out Bag" rubrique "Matériel", c'est brouillon au possible). Dès la première phrase ça part en sucette : "Le pape du survivalisme est français". Ah bon ? L'auteur n'est visiblement jamais sorti de sa chaumière... Que dirait Rawles, Saxon et les autres en lisant cette phrase ? Je veux bien reconnaître que Vol West est le pape du survivalisme francophone, mais de là à en faire le pape du survivalisme en général, faut pas pousser Mémée dans les orties ! Troisième phrase de l'intro : "Plus de 400 000 personnes visitent son blog !" et là j'ai envie de demander, par jour, par semaine, par mois, par an ? Mais où est-ce qu'ils ont dégoté ces pigistes bordel !? Fin de l'intro avec une coquille extra : "Burn Out Bag". Oh Jackie faut prendre un congé parce que là t'es en burn out mon gars !
Il nous sort au premier paragraphe une citation de Kissinger : "Si vous n'entendez pas les tambours de guerre, c'est que vous êtes sourd ! La survie, c'est pour demain." et s'empresse de dire que la survie ce n'est pas le survivalisme, mais c'est bizarre parce que l'article parle du BOB du "pape du survivalisme".... Heureusement le reste de l'article tient la route, probablement parce que la source est correcte !

On approche de la fin, avec un article de 6 pages sur "Faire face à un chien" dans la rubrique "Comportement". Une page est consacrée à un rappel de la législation sur les chiens dangereux, et la photo d'une gueule prend une autre page. Je ne m'intéresse pas trop aux chiens donc je ne saurais évaluer la qualité de l'information, mais de mon avis de béotien, ça a l'air de tenir la route.

Avant dernier article, 3,5 pages de "Test Matos" sur les "Bottes tactiques". 8 paires testées par 5 personnes, avec un prix de 95 à 200€. Petit encadré sur les nouvelles chaussures de l'Armée française. Je doute que cet article ait sa place dans un magazine de survie, un peu comme le reportage sur le stage commando, mais il en faut pour tous les goûts !

Pour conclure un article de 3 pages sur "La thermorégulation : une base pour la survie" rubrique "Pratique". C'est une bonne chose qu'ils abordent la priorité numéro un en cas d'urgence. Pas d'info farfelue, on a même droit à un tableau de refroidissement éolien. Tu sens la patte "no bullshit"de Vol West.

Ainsi s'achève ma lecture, j'avoue que je suis plutôt déçu par tant la forme que le fond d'une grande partie de ce magazine. Peut-être est-ce dû à sa jeunesse ou peut-être que mon œil d'amateur averti qui s'intéresse à la survie depuis une vingtaine d'années s'attendait à un produit plus riche et propre pour les 7,5€ qu'il coûte ?
Trop de fautes, d'accents oubliés, de retours à la ligne intempestifs, on se demande si le texte a été relu avant de partir à l'impression ! Ça me rappelle le livre auto-édité de FerFAL...

samedi 31 décembre 2016

Retrospective

Voilà plus d'un an que je n'ai pas alimenté ce blog, et cela pour deux principales raisons : d'une part je me suis lancé dans une formation qui me prend du temps, et d'autre part j'ai délaissé les lectures catastrophistes en me tournant vers le futur avec un regard plus optimiste.

Le 31 décembre 2012, je m'étais fixé des objectifs de vie à remplir dans les cinq années qui allaient suivre. Il me reste encore une année pour réaliser ce "plan quinquennal" personnel, qui comporte des objectifs comme "entretenir un potager/verger" ou encore "travailler proche de mon domicile, voir même à mon domicile" qui participent à augmenter ma résilience et mon autonomie par rapport au complexe système d'approvisionnement en ressources à la base de notre société.

Ma bibliothèque contient aujourd'hui environ 3 000 livres pour la plupart achetés d'occasion, couvrant de nombreux sujets. Croyez-moi vous n'aurez jamais assez de livres. Si j'en ai la place, j'aimerais atteindre les 10 000 livres de manière à avoir des ouvrages sur absolument tout ou presque. Pour éviter de retourner à l'âge de pierre en cas d'effondrement civilisationnel, la connaissance et la culture sont tout aussi importantes que les outils, les sources d'énergie ou les semences adaptées à votre environnement.

J'ai poursuivi la construction d'une petite "BAD" entamée en 2015, j'espère être hors-air et hors-eau d'ici à l'automne 2017. D'un volume total de 100 m3 environ, ce bâtiment me servira à entreposer une partie de mon bazar survivalistique et le cas échéant à me servir de maison. J'en ferais une présentation quand il sera terminé.

Je crois qu'en 2016 je n'ai tiré aucune cartouche,  c'est bon pour la nature mais ça fait rouiller les réflexes. En attendant je garde la forme, à l'automne 2015 j'ai couru l'équivalent d'un semi-marathon et je continue à courir, lever de la fonte etc. La santé avant tout !

Je compte compléter mes stocks de nourriture car certains paquets de riz ou de lentilles que j'avais fait il y a de ça plusieurs années n'avaient pas tenu. Ça ne coûte finalement pas très cher de s'assurer quelques mois de nourriture vraiment basique, pour ne pas crever de faim.

L'avenir nous réserve plein de surprises, et je n'ai absolument aucune idée de leur nature, bonne ou mauvaise. Gardons un œil ouvert, et le bon !

Over & Out.

vendredi 3 juillet 2015

Le choix des armes à feu (traduction)



[Étant occupé par le terrassement pour un futur bâtiment qui fera l'objet d'un article, je n'ai pas vraiment le temps d'être créatif, c'est pour cette raison que je continue la traduction. Aujourd'hui nous nous penchons sur le sujet des armes à feu. Article précédent : Camouflage]

ARTICLE ORIGINAL : Firearm Choices

La première règle du combat à l'arme à feu, c'est bien sûr de s'équiper d'une arme à feu.

J'ai constitué un tableau qui compare divers catégories d'armes à feu pour un usage défensif. Le tableau renseigne la portée optimale, les prix courants, le temps nécessaire pour maîtriser l'arme et leur usage tactique. Toutes ces armes ne sont pas égales dans leur utilité pour le citoyen soldat. Et dans chaque catégorie il y a des dizaines de choix possibles. Je n'ai pas la place ni la connaissance pour débattre de tous ces modèles d'armes. Les internautes passent souvent trop de temps à débattre et à conseiller sur les armes à feu. Est-ce qu'un AK est meilleur qu'un AR ? Un Glock est-il mieux qu'un XD ? En fait la plupart des marques modernes reconnues sont bonnes, et les armes à éviter sont bien connues sur internet, donc faites un peu de recherche. Une fois que vous avez trouvé une arme fiable, je vous suggèrerais de vous standardiser avec vos collègues. La seconde règle du combat à l'arme à feu, c'est d'amener tous vos amis armés.

Souvenez-vous, c'est l'Indien, et non la flèche, qui gagne le combat.

 

Portée défensive optimale

Prix [NdT :sur le marché US]
Temps d'entraînement
Usage tactique
Armes de poing

Entrée de gamme :
Glocks, XDs et revolvers d'occasion

Haut de gamme :
1911 custom, HK,
Sig


0-20 mètres
En moyenne $300 pour des modèles d'occasion fiables, jusqu'à $1000
Élevé, développer la compétence du tir au pistolet consomme plus de 1000 cartouches et nécessite un bon instructeur. Cette compétence se perd plus vite que celle des armes longues, et il faut pratiquer plus souvent.
C'est la seule arme que vous pouvez avoir sur vous dans toutes les situations requérant la discrétion. Ainsi c'est le seul choix pour les opérations normales en dehors de votre domicile. C'est une arme bien adaptée aux courtes distances.
Armes à canon lisse
Entrée de gamme
:
Remington d'occasion, Mossberg à pompe


Haut de gamme : Benelli semi-auto et Saiga


4-50 mètres
De bons modèles d'occasion à $200 ou moins, les modèles haut-de-gamme pour  $1000 mais sont utiles que pour les compétitions.
Très court, il est possible d'être un minimum compétent après une séance de tir à vide et un ou deux passages au stand de tir avec moins de 100 cartouches tirées.
Les fusils à canon lisse avec des cartouches de défense ont un potentiel destructeur élevé pour leur portée optimale mais sont moins bien que les armes à canon rayées au-delà. Ils ont de sévères désavantages en dehors d'une situation de défense du domicile.
Fusils d'assaut à canon court
Entrée de gamme
: Keltec SUB2K, AKM roumains


Haut de gamme : AR15, clones d'AK de qualité


4-300 mètres

4-100 pour les calibres de pistolet



Souvent au dessus de $500, peut-être en dessous de $300 pour un modèle d'occasion à calibre de pistolet. $2000 ou plus pour les AR haut de gamme avec optique.
Plus ou moins élevé. La défense à courte distance avec un fusil d'assaut à canon court est plus aisée qu'avec un pistolet (au-delà de 3m environ) mais leur usage à plus grande distance est plus difficile.
Les fusils d'assaut à canon court de défense sont les armes légères les plus polyvalentes qu'il soit. Ils peuvent faire tout ce que font les pistolet et les fusils à canon lisse et sont capables de toucher à plus de 50m.
Fusils d'assaut à canon long

Entrée de gamme
:
Saiga 308 CETME, FAL


Haut de gamme :
DSA FAL,
HK91,
AR10,
M1A



4-550 mètres
Souvent au-dessus de $1000 pour les modèles moyens, les modèles haut de gamme étatn facilement à $2000.Élevé, tirer rapidement plusieurs cartouches requiert plus de temps à maîtriser qu'avec un modèle à canon court et à calibre plus léger à cause du recul et tirer ces cartouches à longue distance est un travail d'artiste. Les cartouches coûtent aussi plus cher.Les fusils d'assaut à canon long sont bien adaptés pour percer le couvert tel qu'un véhicule ou un mur en brique. Ils ont le désavantage d'être encombrant et ne sont pas pratique qu'en on est dans un véhicule ou un bâtiment.
Armes militaria
50-300 mètres
Varie beaucoup selon l'état de l'arme, de $100 à $500
La durée d'entraînement pour être un minimum compétent est plutôt courte car la plupart de ces armes sont assez ergonomiques. Encore une fois, tirer à longue distance est une autre histoire.
Usage limité comparé à la plupart des armes longues à canon rayé semi-automatiques, car elles n'ont pas de grand chargeur/magasin et sont lentes à recharger ou à tirer. Il est difficile de tirer à longue distance avec.
Carabines de chasse 50-500 mètres
À partir de $300 sans optique
Pour tirer à longue distance il faut beaucoup d'entraînement, voir l'aide d'un instructeur.
Limité à cause de l'optique inappropriée pour les courtes distances, et le rechargement par levier plus lent.
22LR
N/A
(ce ne sont pas des armes pour la défense)



À partir de $100
Ces armes sont faites pour l'entraînement.
Usage minime à part comme arme de dernier ressort. Voir notes ci-dessous.

Pistolets : ceux-ci peuvent être dissimulés, c'est la seule solution quand vous avez besoin d'une arme sur vous en dehors du domicile, quand ce n'est pas a priori une situation de défense, pour le cas où. Il y a beaucoup de romantisme autour des pistolets à cause de la mythologie nourrie par Hollywood. Pour être un minimum compétent avec un pistolet, il faut passer beaucoup de temps au stand de tir et pratiquer souvent. Les munitions pour pistolet manquent de pouvoir d'arrêt par rapport à celles des fusils ou carabines et le placement des tirs est donc plus important.

Armes à canon lisse : il y a beaucoup de mythes à propos de l'usage défensif des fusils de chasse. Vous ne devriez pas dépendre du bruit du rechargement de votre fusil à pompe pour faire peur aux méchants, vous devez viser et une personne peut survivre à une blessure due à un fusil de chasse. Ceci étant dit, à moins de 30m les chevrotines en calibre 12 sont la meilleure munition pour stopper un assaillant. Les fusils de chasse requièrent moins d'entraînement que d'autres types d'armes et coûtent bien moins cher. Cependant, à cause du recul, certaines personnes ne réussiront pas à maîtriser ces armes. Les fusils de chasse sont très polyvalent grâce à la multitude de munitions disponibles.

Fusils d'assaut à canon court : selon moi, c'est l'arme la plus polyvalente. Elles sont pratiques pour tirer depuis un véhicule ou dans un bâtiment, et on peut toucher à une distance où le pistolet devient inutile. Leur principal inconvénient est leur prix. Un bon AR neuf coûte plus de $1000, mais les clones d'AK sont plus abordables.

Fusils d'assaut à canon long : ces armes semi-automatiques sont chambrées en calibre courant (souvent du 7.62x51mm OTAN, mais j'inclue aussi le 5.56 si c'est tiré d'un canon long). Les avantages sont la portée et la pénétration du couvert. Les inconvénients sont la maniabilité et le poids. Vous pouvez porter deux fois plus de munitions de 5,56mm que de .308, et sortir ou rentrer dans un véhicule et se mouvoir dans une maison est plutôt difficile avec un canon de 50cm. Il y a des versions courtes de ces armes mais c'est un compromis.

Militaria : ces fusils qui ont servis pour un usage militaire à une époque sont maintenant considérés comme un objet de collection. La plupart fonctionnent par levier, à part le M1 Garand et les SKS. Ils sont souvent plus abordables que les armes semi-automatiques modernes, mais elles sont moins performantes. Cependant, vu leur durabilité, un tireur accompli peut être une épine dans le pied des ennemis tant qu'il en connait les limites.

Carabines de chasse : elles méritent d'être mentionnées car il y en a beaucoup en circulation. La plupart ont peu d'intérêt tactique. Elles ne sauraient être comparé en performance aux armes semi-automatiques à moins de 50m. Les plus précises et durables peuvent servir pour le tir à longue distance, mais la plupart des gens n'ont qu'une idée limitée de ce qu'est vraiment le sniping.

22LR : c'est une large catégorie d'armes, que ce soit des armes courtes ou longues. Je ne recommanderais jamais celles-ci pour une arme principale. Cependant, un des buts du tireur est d'entraîner d'autres personnes à tirer et de s'entraîner. Les armes 22LR sont toutes indiquées pour cet usage. Elles servent aussi pour le petit gibier et les ravageurs.

jeudi 18 juin 2015

Camouflage (traduction)



[En attendant que je finisse la classification Dewey de ma bibliothèque pour publier des listes à thème de livres comme je l'ai fait précédemment, je poursuis la traduction du site EveryCitizenASoldier. Aujourd'hui nous nous penchons sur le sujet du camouflage. Article précédent : Logistique de combat]

ARTICLE ORIGINAL : Camouflage

I. Basics


Le camouflage est le moyen de se cacher de l'ennemi. Cela diffère du couvert, ce dernier étant un obstacle entre vous et l'ennemi.

Le camouflage "classique" se base sur sept principes basiques. Par principes je veux dire des façons dont on vous perçoit. Par classique je veux parler du camouflage destiné à tromper la vision d'un observateur. Les outils modernes comme les radars de sol, la thermographie et l'infrarouge posent d'autres problèmes dont je parlerais à la fin. Certains principes sont liés à l'équipement que vous utilisez. D'autres sont la conséquence d'actions que vous réalisez.

1) La forme : l’œil humain reconnaît les formes d'objets ou de motifs. En comparant cela à la lecture de cette page, cela vous est rendu possible car vous avez enregistré la forme des lettres dans votre cerveau et vous les avez associé à des sons. Il y  a des formes que vous pourriez immédiatement reconnaître, telles qu'une silhouette humaine, un véhicule ou un pistolet. Une des raisons principales à l'hétérogénéité des motifs de camouflage est de casser la forme des objets.

2) La brillance : cela peut sembler évident, il ne faut pas porter des objets brillants comme les montres, les bijoux, les lunettes de vue etc. Mais on ne pense pas nécessairement à d'autres choses qui peuvent briller à distance, comme la peau couverte de sueur. Les lentilles des lunettes de tir sont bien sûr très visibles sous certains angles.

3) L'ombre : les grandes surfaces d'ombre peuvent vous permettre de vous cacher, mais votre propre ombre peut vous trahir si elle dépasse du couvert.

4) La silhouette : similaire à la forme, mais plutôt par rapport à ce qu'il y a derrière. Vous pouvez être très bien camouflés mais si vous êtes au sommet d'une colline avec seulement le ciel bleu derrière vous, vous ferez une bonne cible. Dans un environnement urbain c'est difficile de cacher sa silhouette quand on est devant un mur monochrome.

5) La surface : ce qui concerne la couleur et la texture. Evidement les couleurs que vous utilisez pour vous camoufler doivent être les couleurs dominantes dans l'environnement naturel. C'est aussi vrai quand vous utilisez des ressources de la nature ou si vous modifiez l'environnement qui vous entoure. Souvent la façon la plus facile de repérer une position de combat est le tas de terre qui a été produit par la construction (emportez-le).

6) L'espacement : la régularité dans le positionnement des véhicules, des troupes ou des positions de combat permettrait un repérage plus facile.

7) Le mouvement : l’œil humain reconnaît aisément les mouvements. Quand vous êtes potentiellement observable, déplacez-vous lentement, très lentement.

II. Le point de vue de la guérilla


Ces résistants français en savent quelque chose.

Le camouflage est une compétence cruciale pour la guérilla, mais faire partie d'un groupe d'insurgés présente des problèmes qui peuvent être sources d'avantages. Si vous êtes camouflés de la tête aux pieds, vous allez paraître hautement suspect. Vous devez être capable de vous fondre parmi les civils.
Le résistant doit se mouvoir dans la population comme un poisson dans la mer. –Mao
Pour ce faire, vous devez pouvoir passer du théâtre d'opération à un milieu fréquenté en un clin d'oeil. Je porte pour cela des vêtements en tons naturels, et mon arme et mon équipement secondaire sont camouflés. Vous devriez tester cela dans votre environnement. Je garde dans mon équipement un sac poubelle de chantier pour pouvoir le cacher n'importe quand. C'est aussi important à mes yeux que mon équipement primaire (arme de poing et vêtements) soit toujours sur moi. Ainsi je n'ai qu'à prendre mon équipement secondaire pour être prêt au combat.

III. Problèmes modernes


Quand vous pensez en terme de camouflage et de troupes se cachant dans les bois vous ne pensez peut-être pas à la technologie moderne. En ce moment vous ne savez à quel ennemi vous faites face et quelles technologies il utilise. Vous pourriez combattre quelqu'un à votre niveau, des criminels ou même des pillards organisés. Si vous combattez une armée conventionnelle, cela requiert un mode de pensée tout autre. Il y a deux problèmes majeures à prendre en compte : la thermographie et la vision infrarouge.

La vision infrarouge amplifie la lumière disponible. Il existe plusieurs générations de matériel (détaillées sur une autre page) ayant des caractéristiques variables. En fait quand quelqu'un vous observe avec un appareil de vision nocturne les règles du camouflage sont les mêmes que pendant le jour, alors que nos aïeux pouvaient simplement se fondre dans la nuit. Certaines matériaux ou certaines couleurs que vous pensez être camouflants ne le sont pas du tout avec la vision nocturne. Par exemple, le noir se voit très bien et c'est pour cela qu'il disparaît peu à peu des motifs de camouflage. Aussi l'usage de certains détergents, ceux qui contiennent des agents de brillance, vont faciliter le repérage. Vous devez vous équiper d'un appareil de vision nocturne de première génération avec illumination, pour pouvoir tester votre équipement la nuit. Sachez que l'usage de l'illumination la nuit va vous faire repérer des appareils ennemis, ce serait comme avoir une lampe de poche !

La thermographie (exemple commercial : FLIR, pour Forward Looking Infra Red) fait ressortir la moindre différence de température entre les objets et peut transformer cela en une image de qualité TV. Il y a seulement deux possibilités de prévenir le repérage par thermographie : être à la même température que l'environnement (c-a-d être mort) ou mettre entre l'observateur et vous quelque chose qui absorbe la chaleur. À l'inverse de ce que nous suggère Hollywood, cette technologie ne permet pas de voir à travers les murs, ou presque. Si la végétation au-dessus de vous est dense, vous serez invisible des airs, si vous êtes dans un bâtiment ou sous un véhicule, cela peut aider (bien sûr si ce véhicule ou ce bâtiment se voit comme le nez au milieu de la figure, ça ne vous aidera pas trop). J'emporte aussi une couverture de survie dont je peux me draper en dernier recours. Cependant si vous touchez la couverture, votre chaleur sera visible. Gardez à l'esprit qu'en combinant ces solutions vous aurez plus de chance de passer inaperçu mais c'est plus compliqué lorsque vous êtes en mouvement. Cela fait une différence si l'observateur cherche activement quelqu'un plutôt que de balayer sans but précis l'environnement. De même si vous êtes recherchés depuis le sol et les airs, votre tâche sera bien difficile. Je vous suggère de passer du temps à vous documenter sur internet, à regarder des vidéos sur la thermographie, la vision infrarouge etc. Regardez les vidéos des forces de l'ordre ou de l'armée pour en comprendre les capacités.